Samedi 12 décembre 2021
dernières nouvelles

Arrestation et torture d'un citoyen baloutche à Zahedan par des agents des services de renseignement ; sa famille s'inquiète de son état physique et du manque d'informations.

Selon Hale Vash, le mercredi 14 novembre 1404, un citoyen baloutche de Zahedan a été violemment arrêté par des agents des services de renseignement pour avoir fait pression sur son frère. Après plusieurs jours d'incertitude, sa famille a exprimé sa vive inquiétude quant à la violence des tortures infligées et à son état de santé préoccupant.

L'identité du citoyen arrêté, « Alireza Ghanbarzehi Gargij », 32 ans, fils de Vahedbakhsh, marié et père de quatre enfants, originaire et résident du village de Nokchah dans le district de Gorband de Zahedan, a été confirmée par Halewash.

D'après des sources actuelles, Alireza a été arrêté sans mandat par les services de renseignement et battu alors qu'il se trouvait en ville avec sa famille pour effectuer ses tâches quotidiennes. Les policiers ont justifié son arrestation par « l'affaire de son frère » et ont affirmé qu'elle visait à faire pression sur sa famille.

Les proches de ce citoyen baloutche affirment qu'il a subi de graves tortures pendant environ une semaine au centre de détention d'Aghazah afin de lui extorquer des aveux, puis qu'il a été transféré à la prison de Zahedan dans un état critique. Sa famille indique qu'Alireza a déclaré lors d'un bref appel téléphonique qu'il était « incapable de marcher en raison de la violence des tortures ».

Selon ses proches, au fil des jours, aucune institution n'a répondu aux questions concernant les raisons de son arrestation, son état de santé ou le lieu exact de sa détention lors de son interrogatoire, et les autorités ont refusé de fournir la moindre explication. La famille d'Alireza Qanbarzahi, rongée par l'inquiétude, réclame des informations transparentes, une enquête immédiate sur les actes de torture et sa libération.

La détention accompagnée de passages à tabac, de torture pour extorquer des aveux et de menaces envers les familles pour les contraindre à coopérer constitue une violation flagrante des droits fondamentaux et du droit iranien. L’article 38 de la Constitution interdit formellement toute forme de torture visant à obtenir des aveux. L’article 39, quant à lui, érige en infraction pénale l’humiliation et les violences physiques infligées aux détenus. Conformément à l’article 7 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, auquel l’Iran est partie, nul ne sera soumis à la torture ni à des traitements inhumains. La multiplication des cas de torture et de détention extrajudiciaire au Baloutchistan témoigne de l’absence de contrôle effectif et de l’impunité persistante des responsables, ce qui favorise la propagation de ces violations.